| Comme au temps des troubadours, des croisades et des cathédrales, son donjon crénelé se reflète dans les eaux claires des douves. Plongeant ses racines au cœur du Moyen Age, le Château La Tour Carnet, 4ème grand cru classé du Médoc en 1855 est l’une, sinon la plus ancienne, des bâtisses du Médoc, mais aussi l’une des plus belles. Propriété de Marie-Claire Pèlegrin jusqu’en 1999 qui avait hérité de son père, Louis Lipschitz, armateur à Bordeaux, ce « diamant qu’il n’avait pas fini de tailler » a été acquis au début de l’année 2000 par Bernard Magrez, PDG de William Pitters, et déjà propriétaire du château Pape Clément, grand cru classé de Graves Pessac Léognan, du château Fombrauge, cru classé de Saint Émilion et du château Prieuré Malesan, cru bourgeois de Blaye. À l’aube du troisième millénaire, le Château La Tour Carnet récemment restauré continue d’arborer sa belle architecture médiévale au cœur d’un vignoble exceptionnel. | |||
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HUIT
SIECLES D’HISTOIRE, UN RECORD DANS LE MÉDOC |
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Sur
la route de Saint-Julien et Beychevelle, à un jet d’arbalète de
son église, l’imposante tour quadrangulaire du château La Tour
Carnet s’élève dans l’axe d’une grille monumentale. Si les épais
murs d’enceinte pouvaient parler, ils nous conteraient tout le passé
chargé d’histoires de cet authentique château féodal. Ils réveilleraient
au XIIe siècle le galop des chevaliers sur le pont levis, au XIVe siècle
les grondements de la guerre de Cent Ans, au XVIe siècle quelques
conversations entre Montaigne, beau-frère du propriétaire, et La Boétie ;
au XVIIe siècle retentirait le « tambour avec des baguettes, dont
on faisait usage dans le temps de la maturité de la vendange pour en éloigner
les loups et les sangliers », tandis que défileraient au XIXe siècle
les heures de gloire du « classement de 1855 » puis les heures
sombres du Phylloxéra, avant le beau regain viticole du XXe siècle. DES RACINES MÉDIÉVALES Ses
origines se perdent dans la nuit des temps. D’abord appelé Château de
Saint-Laurent, cette ancienne forteresse médiévale perchée sur les plus
beaux coteaux du Médoc fut utilisée par les Anglais contre la chevalerie
française, et habitée dès le XIIe siècle. L’architecture du château
(la fameuse tour ronde est
construite au XIème siècle),
de type défensif, évoque la période troublée de la guerre de Cent ans.
Néanmoins le commerce des vins médocains était alors florissant et les
vins du château Saint-Laurent particulièrement appréciés : en
1407, un « hogsead » de vin de ce dernier, soit environ 240
litres, se vendait 36 écus, contre quelque 6 écus pour un vin de Graves.
À cette époque, « tout vin de châtelain étant tenu pour vin de
qualité, il fallut placer un château au centre du domaine viticole ».
Carnet avait le sien depuis deux siècles. Au
XIIIe siècle, la Maison de Foix, inféodée au roi d’Angleterre, possédait
la seigneurie de Saint-Laurent. Et
quand Bordeaux, en 1451, capitule devant le roi de France, le Comte Jean
de Foix et son fidèle écuyer Carnet, refusent de se soumettre. Leur fidélité
au roi d’Angleterre leur vaudra de multiples avatars, ponctués d’épisodes
guerriers. En
1486, Carnet devenu exécuteur testamentaire de son maître Jean de Foix,
mort un an auparavant, refuse toujours de se rallier au roi de France.
Combattant aux côtés des Anglais qui vendangeaient alors en Aquitaine,
il soutint un long siège dans son château. Il est vaincu par le « Beau
Dunois », compagnon de Jeanne d’Arc. Le château est partiellement
détruit sur ordre du roi de France. Mais le nom du vaillant écuyer est
resté. Au
fil des siècles, le domaine connaît une succession de propriétaires,
parmi lesquels au XVIème siècle, le beau-frère de Montaigne, Thibault
de Carmaing. |
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CHATEAU
LA TOUR CARNET - 33112 SAINT-LAURENT DE MÉDOC - FRANCE - SAS AU CAPITAL DE 3 519 000 € - |
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